Le Vexin français, territoire situé au nord-ouest de Paris entre les vallées de l’Oise et de la Seine, n’est pas spontanément associé à la culture de la vigne. Pourtant, la marque des vignobles, bien que discrète, traverse les siècles et modèle aujourd’hui encore ses paysages. Au Moyen-Âge, la présence de la vigne était partout : les archives du XIIIe siècle mentionnent plus de 1 000 hectares de vignes répartis dans le Vexin, notamment autour de Vétheuil, La Roche-Guyon, et Magny-en-Vexin (source : Archives départementales du Val-d’Oise, fonds anciens).
L’abandon de la viticulture locale intervient au XIXe siècle, à la suite de l’arrivée du phylloxéra et de la concurrence des vins du sud de la France, rendus accessibles par le chemin de fer. Peu à peu, les parcelles sont reconverties en cultures céréalières ou en prairies, et les ceps disparaissent du paysage apparent. Néanmoins, les terrasses, murets et toponymes persistent, gardiens silencieux de ce passé.