À la Renaissance, le Vexin fait partie intégrante du grand vignoble francilien (Vexin, Montmorency, Argenteuil, Suresnes) qui alimente Paris. Les documents d’archives témoignent d’une vigne omniprésente dans le paysage : au XVIIe siècle, on compte près de 30 000 hectares de vignes plantés en Île-de-France (source : Institut national de recherches archéologiques préventives – INRAP).
- La culture était dominée par le chasselas, le gamay et le pinot meunier.
- Le vin du Vexin, modeste et souvent acide à cause du climat, sert surtout au cabaret parisien, à destination populaire.
Pourtant, la fiscalité pesante – droits d’entrée aux portes de Paris (gabelle, octroi, etc.) – va peu à peu freiner cette vitalité. Vers la fin du XVIIIe siècle, le vignoble commence à régresser : la concurrence des vins du Sud et des régions voisines, acheminés plus facilement grâce à la batellerie sur l’Oise et la Seine puis, au XIXe, par le chemin de fer, rend le vin du Vexin économiquement moins compétitif.