Bruno Lafont a ses racines dans le sud-ouest où il venait depuis sa naissance, en vacances, dans la propriété où sa mère est née, sa grand-mère, son arrière-grand-mère….Il y est très attaché, et son rêve aurait été de venir s’installer là-bas, au milieu de vignes…Mais voilà, il y eut le Clos Ferout !

Et un jour, il eut une vision quand il observa un coteau du Clos Ferout, très bien exposé : il y vit une vigne. Il fit part de sa vision à ses amis viticulteurs du sud-ouest. Ils l’encouragèrent : « Bien sûr qu’avec le réchauffement climatique, une analyse des sols, des greffons adaptés au sol et au climat, bien sûr Bruno, tu peux arriver à produire du très bon raisin, et donc, tu pourras faire un très bon vin ». On choisit comme cépage le Pinot noir.

En 2015, Bruno fait une demande d’autorisation de plantation qui lui est refusée au prétexte que la région IDF, n’est pas une région réputée viticole et la direction générale financière des douanes ne peut délivrer de « Casier Viticole Informatisé », le sésame pour obtenir une autorisation pour les droits de plantation. Très déçu, bien sûr ; entre temps, il fait les démarches nécessaires pour devenir agriculteur.

C’est en janvier 2016 qu’il tombe par hasard sur une nouvelle règlementation européenne qui autorise la plantation de vignes dans toutes les régions. C’est ainsi qu’il monte un nouveau dossier de demande de CVI (casier viticole informatisé) auprès des douanes. Tout d’abord perplexe, ils nomment un responsable IDF…à Epernay. Il obtient son CVI, et peut accéder au site qui donne les autorisations de droits de plantation. Fort de cette autorisation, il fait une analyse de sol de la parcelle qu’il compte planter et envoie les résultats au pépiniériste du sud-ouest, Daniel d’Amblevert, qui va produire les plants de Pinot Noir avec le greffon adapté. Cela prendra 8 mois. Entre temps, avec l’aide d’agriculteurs, il fait amender et préparer le terrain pour recevoir et planter les ceps dans les meilleures conditions.

La première phase débute début avril 2017 : il s’agit de planter 3500 « marquants », les tuteurs des futurs ceps, en bois d’acacias.

La deuxième phase va se faire début mai 2017 avec toute une bande de bons amis très motivés et intéressés par cette nouvelle et unique aventure (dans l’Ile de France). 4 jours de plantation dans la joie et la bonne humeur..

Puis, ce fut le jour magnifique, où avec une énorme émotion, il y eut les premières feuilles de vignes sur les 3500 pieds…splendide…Et le rêve commence à devenir réalité…Le bébé est né, il va falloir le choyer, le bichonner. Il faut obtenir du bon, du très bon raisin, et l’on fera du bon, du très bon vin.

L’entretien se fera à la main, à la charrue vigneronne entre les rangs, sans pesticide. Cette option ne pourra jamais être remise en question, mais quel travail ! Heureusement qu’il n’y a qu’un petit hectare !

L’année prochaine il y aura un peu de taille, mais surtout faire les palissades (3 rangs de fil de fer), attacher les ceps aux marquants, et protéger les pieds des lapins notamment.

Les premières vendanges sont attendues en 2020, pour une première dégustation en 2021…Le bébé aura eu une gestation de 4 ans !!!

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